[En Récap] : Le eguide Sustainability Accelerated de Lectra présente le Digital Product Passport, obligatoire en 2028 via l’ESPR, comme un changement de régime industriel. Une feuille de route en cinq étapes à l’aide des solutions Kubix Link et TextileGenesis, pour structurer la donnée produit et activer une traçabilité Tier 2-3 hors de portée pour 88 à 90 % des marques.
Toutes les marques envisagent le Digital Product Passport comme une obligation réglementaire de reporting à l’horizon 2028. Rares sont celles qui considèrent le changement de régime industriel qu’il sous-tend, redéfinissant la façon dont elles collectent, structurent et partagent leur donnée produit. Exceptionnelles sont celles qui savent qu’il n’y a qu’un pas, de l’infrastructure de data à leur success story. Pour maîtriser le sujet du DPP et activer simplement sa mise en place opérationnelle, le eguide Sustainability Accelerated publié par Lectra propose une feuille de route en cinq étapes, à l’appui des solutions comme Kubix Link et TextileGenesis. Synthèse des enseignements à retenir pour les directions produit, sourcing et RSE.
Adossé à l’Ecodesign for Sustainable Products Regulation (ESPR), le passeport numérique produit deviendra obligatoire pour la quasi-totalité des vêtements mis sur le marché européen à l’horizon 2028. Cette obligation transforme profondément les usages sur la chaîne de valeurs et la collection des données produits en vue d’une structuration pour leur circulation et leur vérifiabilité.
Jusqu’ici, l’information produit était fragmentée par construction et le régime déclaratif s’en accommodait. À partir de 2028, le DPP exige des données produit fiables, structurée et capables de circuler entre les différents acteurs de la chaîne. Le DPP n’est pas un projet de conformité. C’est un projet de transformation de la donnée produit. Le passeport « expose les faiblesses structurelles que les marques ont appris à gérer, à compenser ou à reporter ». Les marques qui disposent déjà d’une source unique de vérité et d’un fil de données unifié seront les mieux préparées pour transformer cette obligation réglementaire en avantage concurrentiel.
Lectra propose des solutions technologiques d’intelligence industrielle combinant logiciels en mode SaaS, équipements de découpe, données et services associés aux acteurs de la mode. Ses solutions expertes comme KubixLink et Textile Genesis ont été conçues nativement pour l’industrie de la mode et pensées pour accompagner les marques face à l’évolution des réglementations. Elles sont d’ores et déjà “DPP ready” et approuvées par les marques engagées volontairement dans la démarche, comme VAUDE ou Zumba.

| Le DPP en synthèse
CE QUE C’EST : À partir de ~2029, tout vêtement vendu dans l’UE devra être accompagné d’un Passeport Numérique Produit, un jeu de données couvrant la composition, la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement, la réparabilité et la fin de vie. POUR QUI ? Public cible : aucune exemption pour les PME ; le DPP devrait s’appliquer à toute marque vendant dans l’UE, quels que soient son pays d’implantation et sa taille. OÙ EN EST-ON ? En phase de consultation publique, la consultation s’est clôturée le 26 juin 2026. Depuis, la Commission rédige sans nouvel apport de l’industrie. HUIT CHOSES À SAVOIR : 1. Dans le cadre de la consultation publique, un organisme lié à la Commission européenne a proposé ~50 points de données répartis en 3 catégories : Identification du produit, Identification du producteur, Information produit. 2. Une 4ᵉ catégorie sur la documentation de conformité devrait être ajoutée séparément. 3. Chaque point de données est proposé avec un niveau d’accès distinct : Public, Autorités uniquement, Intérêt légitime (avec preuves). 4. Les 10 catégories de vêtements identifiées dans les études préparatoires de l’organisme lié à la Commission européenne sont : t-shirts et hauts, chemises et chemisiers, pulls et sweatshirts, vestes et manteaux, pantalons et jeans, robes et jupes, sport et activewear, sous-vêtements et lingerie, vêtements et uniformes de travail, chaussettes et collants. La chaussure est explicitement hors périmètre pour l’instant (une étude distincte est attendue d’ici fin 2027). 5. Les données peuvent être exigées au niveau des lots (produits, matières), ce qui oblige à repenser entièrement la collecte auprès des fournisseurs. Exemples de données concernées : identifiant de lot, identification du producteur (rang 1), contenu recyclé, propriétés chimiques, certaines certifications… 6. La traçabilité se limite aux informations de rang 1 ; les rangs 2-3-4 ne font pas partie de la consultation publique actuelle. 7. L’étiquette physique et le DPP forment un seul système. Le score A–E de l’étiquette d’entretien pourrait être calculé à partir des données du DPP. 8. L’empreinte carbone et la méthodologie Product Environmental Footprint (PEF) restent volontaires pour l’instant, mais devraient devenir obligatoires lors d’une future mise à jour. Le périmètre exact sera confirmé dans l’acte délégué de 2027. |
Données éparses et silotées, l’héritage d’années de supply chains complexes et mondialisées
Pour des marques aux chaînes de valeur internationales, plusieurs failles deviennent bloquantes simultanément :
- Les données sont dispersées entre tableurs, PLM, portails fournisseurs et boîtes mail ;
- La traçabilité qui s’arrête au Tier 1 ; à date, 12 % des 250 plus grandes marques mondiales publient leurs fournisseurs de matières premières, soit le Tier 3 [Fashion Revolution Transparency Index 2023] ;
- La collecte fournisseur est manuelle et inconsistante
- Les silos entre équipes RSE, produit, sourcing et conformité empêchent la construction d’un récit produit cohérent
L’entièreté de l’architecture de la donnée produit elle-même doit être reconfigurée sur une base technologique saine, pilotée par une gouvernance adaptée, accompagnée d’une transformation des métiers et d’une formation des équipes.
Téléchargez le eguide Sustainability Accelerated pour accéder au diagnostic complet et à la matrice d’auto-évaluation DPP Readiness
Maîtriser le DPP en cinq étapes avec le eguide Lectra
Gratuit, le eguide Lectra propose une progression en cinq paliers successifs pour construire une résilience réglementaire par la discipline opérationnelle. Plutôt que d’empiler les dispositifs, à chaque palier correspond une capacité concrète, outillée par Kubix Link, le PLM cloud de Lectra, et par TextileGenesis en amont de la chaîne.

Étape 1 : Établir une source unique de vérité produit
Tant que les données restent dispersées, aucune des étapes suivantes n’est viable. La première consiste à centraliser spécifications, compositions, certifications, données de coût et informations fournisseurs dans un référentiel partagé.
Avec Kubix Link : impact, certification et conformité sont intégrés directement aux fiches produit., et la collaboration s’appuie sur des workflows, Boards et Forms partagés. Kubix Link connecte les équipes internes et les fournisseurs autour d’un référentiel commun et de processus collaboratifs partagés (Boards et Forms). Chacun accède aux mêmes informations en temps réel, ce qui fluidifie les échanges, accélère les arbitrages et décloisonne la chaîne de valeur. La durabilité devient un critère de décision quotidien.
« Avoir 95 % de nos fournisseurs qui travaillent dans Kubix Link a radicalement changé la visibilité sur notre cycle de vie produit. Nous suivons plus de données que jamais, et chacun dispose de la même information en temps réel. » – Lina Saldarriaga, Vice President of Design, Zumba.
Étape 2 : Connecter la donnée tout au long du cycle de vie
Il s’agit ensuite de permettre aux équipes design, sourcing, développement, conformité et RSE de travailler à partir du même jeu de données. Une substitution de matière s’évalue alors simultanément en coût financier, esthétique et d’impact, dès la phase amont et partagé à l’identique pour tous. C’est le passage d’un reporting aval à une décision amont : la préparation au DPP et la réduction d’impact se jouent tôt, au design et au sourcing.
Avec Kubix Link : impact, certification et conformité sont intégrés directement aux fiches produit, et la collaboration s’appuie sur des workflows, Boards et Forms partagés. La durabilité devient un critère de décision quotidien.
Téléchargez le eguide Sustainability Accelerated pour accéder au diagnostic complet et à la matrice d’auto-évaluation DPP Readiness
Étape 3 : Activer la traçabilité à l’échelle
A cette étape, il s’agit de porter la visibilité au-delà du rang/Tier 1, structurer les relations fournisseurs, suivre certifications et dates d’expiration de façon systématique. La traçabilité est un flux de données collecté dans le temps et l’espace, pas un instantané. Automatiser au maximum permet d’accroître la fiabilité et d’éviter le risque de “supplier fatigue”.
En effet, le eguide identifie un risque nouveau, le supplier fatigue, dont parle aussi Romain Liot dans son livre Rest Fashion : multiplication des plateformes, redondance des demandes, formats incompatibles, charge administrative croissante sans accompagnement digital.
Avec Kubix Link : la plateforme relie matières, fournisseurs et certifications aux fiches produit et sécurise la gouvernance (règles de validation, suivi des expirations, historique). Couplée à TextileGenesis, qui digitalise les transactions entre acteurs de la chaîne (fibre, fil, tissu, cuir, produit fini) et automatise la validation des certifications, elle étend la traçabilité aux rangs 2 et 3 et en fait un flux maintenu, décisif pour valider les déclarations sur les matières recyclées ou certifiées.
« La valeur initiale est venue du PLM Kubix Link lui-même, mais la vraie différence a été faite par les personnes. La plateforme a transformé la façon dont nous connectons les équipes internes et les fournisseurs (…) » – Luigi Barra, Chief Operations Officer, Boggi Milano.
Étape 4 : Préparer les sorties DPP
Vient ensuite l’étape qui relie les identifiants persistants aux systèmes internes où données fournisseurs et matières sont gérées de manière cohérente et mises à jour. Le DPP devient le résultat d’une donnée structurée, de systèmes connectés et d’une information produit automatisée mais gouvernée. Les droits d’accès et la capacité des opérateurs à valider peuvent aussi varier dans le temps.
Avec Kubix Link : Dès les premières étapes du développement produit, la plateforme centralise les données réglementaires et de durabilité, structure l’information pour la rendre requêtable et vérifiable, gère identifiants persistants et accès contrôlés, et permet de générer les sorties DPP depuis l’architecture existante plutôt que de les reconstruire manuellement.
Étape 5 : Intégrer la durabilité dans les opérations quotidiennes de chaque business unit
Tant que la durabilité reste cantonnée à un département dédié, elle reste un coût ; quand elle devient un input de décision produit, elle devient un levier de compétitivité. L’étape finale est donc la plus culturelle, où l’on passe d’un reporting réactif à une stratégie proactive, pilotée par la donnée.
Avec Kubix Link : en rendant l’accès partagé à une donnée produit fiable et en temps réel, on incite à la collaboration entre équipes et fournisseurs, l’intégration des métriques de durabilité dans les workflows de décision, et une communication claire en interne comme vers le·la consommateur·ice. La durabilité devient une nouvelle manière de travailler, bien loin de la représentation de reporting distinct que l’on peut en avoir.
« Sustainability is not something which is done in a sustainability department, it’s done in the daily work of many, many people. » — Bettina Roth, Head of Quality & CSR Supply Chain, VAUDE.
Le eguide détaille chaque étape avec exemples d’outils, workflows et indicateurs. Téléchargez-le gratuitement ici.
Du « Know Your Customer » au « Know Your Supplier », une révolution silencieuse et structurante
Selon Lutz Walter, General Manager de Textile ETP, le DPP présente une analogie au secteur bancaire : Connaître son client, documenter l’origine des fonds, tracer les transactions est devenu la condition même d’accès au système.
“Le DPP est un effort partagé, pas un transfert de charge unilatéral.” – Lutz Walter, General Manager de Textile ETP
La mode entre aujourd’hui dans une transformation équivalente appliquée à l’amont de la chaîne, “Know Your Supplier”, avec un déplacement de la charge de la preuve des parties prenantes à la marque et un passage du déclaratif au documenté.
Sans parler de la mise en conformité et du gain de productivité, de compétitivité des marques et de la réduction du risque sur les chaînes de valeur que représente le DPP, les bénéfices sur le plan environnemental sont sans précédents. 70 % des émissions de la mode se situent en amont de la chaîne (lien eguide), dans les matières premières et la transformation [Global Fashion Agenda, Fashion on Climate] et que plus de 80 % de l’impact environnemental d’un produit est déterminé au stade de la conception [Ellen MacArthur Foundation].
Le DPP sera également l’outil utilisé par Refashion, éco-organisme de la filière textile, pour définir l’éco-modulation des produits (bonus/malus à l’écoconception, selon la loi visant à réduire l’impact environnemental des produits textiles). Ainsi, un DPP performant participera aussi à un score favorable et à de moindres pénalités économiques.
En aval, la traçabilité participe à la relation client, fonctionnant avec des solutions d’identification post-achat.
Enfin, à la fin de vie du produit, l’identification précise de leur composition participera à alimenter un gisement de qualité en vue du recyclage local. En effet, à ce jour, moins de 1 % des fibres utilisées pour produire des vêtements sont recyclées en nouveaux vêtements [Ellen MacArthur Foundation].

Télécharger ce eguide
Trois apports concrets pour les équipes en charge du sujet :
- Une matrice d’auto-évaluation DPP Readiness qui permet de situer sa marque sur cinq dimensions clés (infrastructure de données, captation cycle de vie, intégration circularité, gouvernance et conformité, transparence consommateur) et de prioriser les investissements.
- Une logique end-to-end documentée qui articule PLM et traçabilité plutôt qu’une vision en briques isolées.
- Un séquençage opérationnel qui transforme l’horizon réglementaire 2028 en jalons de transformation 2026-2027.