Le Jean Éco-Responsable : Mode d’Emploi

Le Jean Éco-Responsable : Mode d’Emploi
 Article construit en partenariat avec Denim Première Vision

 

Le Jean Éco-Responsable : Mode d’Emploi À L’Usage des Marques & Des Consommateurs


TABLE DES MATIÈRES

Cliquez sur les titres pour aller directement au paragraphe correspondant.

I ÉCO-CONCEPTION, LE PARCOURS D'UN JEAN VERT
1) Choisir des matières durables et non toxiques [4, 5, 6, 7, 8, 9]
2) Des teintures plus propres
3) Un finishing non dangereux pour la santé et l'environnement 
4) Des circuits plus courts

II LA RECYCLABILITÉ
1) L’énorme challenge du jean circulaire [4,18]
2) Une bonne filière de recyclage

III PRODUIRE UN VÊTEMENT DURABLE
IV UNE CHAINE TRAÇABLE & TRANSPARENTE
V UNE ALTERNATIVE AU PACKAGING CLASSIQUE
VI UNE PRODUCTION À LA DEMANDE
SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

                                                                                                                             

Qu’est-ce qu’un jean éco-responsable et à qui en revient la responsabilité ?

48%[1] de la pollution associée à un jean est liée à son usage et sa fin de vie, la responsabilité de l’impact d’un jean est donc partagée : de la fabrication du denim, matière textile, sur toute sa chaine de production, en passant par l’usage de ce pantalon présent en au moins deux exemplaires dans chaque garde-robe [2], à la fin de sa vie : réemploi, destruction, recyclage. L’industrie du denim est l’une des premières à avoir été stigmatisée pour ses conséquences sur la planète, c’est ainsi l’une des premières à avoir initié sa transition socio-environnementale, notamment grâce à une offre textile innovante portée par le programme Smart Création du groupe Première Vision. Mais comment aller plus loin dans l’éco-conception, anticiper toutes les étapes de la vie d’un jean afin que son empreinte carbone soit minimale sans gréver le plaisir de son usage ? C’est le défi relevé par la circularité : un jean propre dont le cycle de vie se répète infiniment sans détruire les éco-systèmes. 
Une fois cette pièce créée, quels sont alors les indicateurs à suivre pour les consommateurs, avides d’informations tangibles sur l’impact de leurs vêtements et impliqués au même titre que les marques ? Dans l’économie circulaire, chaque représentant de la biodiversité est un acteur. Il nous a donc paru naturel de construire ce guide du jean responsable pour les marques et les consommateurs, afin qu’ils soient acteurs synergiques d’un futur durable.

o JEANS facebook

 

I ÉCO-CONCEPTION : LE PARCOURS D’UN JEAN VERT

Éco-concevoir, c’est penser à la fois à minimiser l’impact d’un produit à lors de sa production, mais aussi anticiper sa fin de vie. À la lecture de ce parcours, vous remarquerez que chacun des choix (matière première, teinture, assemblage, finitions) pris par une marque lors de la conception d’un jean peut-être favorisé par un consommateur averti lors de son achat. C’est un cercle vertueux : plus nous exigeons des marques propres, plus elles font d’efforts en ce sens. Cependant éco-concevoir un jean n’est pas inné. De nombreuses années de recherche et développement ont été réalisées par la Fondation Ellen Mac Arthur : après un état des lieux sur l’industrie de la mode et la fin de son modèle linéaire (Make Fashion Circular [3]), elle met en place un programme de transition pour les entreprise s(Re Design Guidelines[4]) afin de les aider dans leur transition. Aujourd’hui, la Fondation accompagne de nombreuses marques d’envergure internationale telles que C&A, H&M, Gap ou Guess.


1) CHOISIR DES MATIÈRES DURABLES ET NON TOXIQUES [4, 5, 6, 7, 8, 9]

 

CÔTÉ MARQUES

RE-LIRE NOTRE FICHE SUR LE COTON BIOLOGIQUE VS CONVENTIONNEL

La matière première du denim est historiquement le coton. Le switch vers le coton biologique est le premier pas vers une fabrication responsable. Pour vous expliquer la différence entre les deux, nous avons résumé les points clefs dans une infographie.
À savoir : le coton non biologique est également problématique lors du recyclage car les produits finis rendent plus difficile l’homogénéisation des matières lors de la décomposition, et donc leur réassemblage.

Quelles sont les alternatives ? 
- Le coton recyclé : pre- et post-consumers, forcément mixé avec du coton non recyclé. Le 100% recyclé n'est pas (encore) résistant une fois filé car ses fibres sont plus courtes.
- Les matières naturelles : l’emploi du coton est historique, mais d’autres sont possibles ! On peut envisager tout type de matières cellulosiques : le chanvre, le lin (on nous dit dans l'oreillette qu'un super projet est à venir chez Dao Davy) le lyocell, la viscose. Pour qu’elles soient facilement recyclables, elles doivent être cultivées en agriculture biologique ou régénérative, système agricole régénératif qui préserve l’intégrité de l’écosystème naturel d’une ferme, améliorant sa santé, sa biodiversité et sa résilience. L’usage de produits chimiques toxiques doit également être limité.
- Le polyester recyclé.

CÔTÉ CONSOMMATEURS

Ces textiles peuvent être certifiés.
GOTS : Global Organic Textile Standard (line lexique labels) assurant un coton biologique traçable et des répondant à des critères sociaux et environnementaux.
OCS : Organic Content Standard, assurant assurant un coton biologique traçable
Bluesign, C2C Certified™ : ces deux labels assurent que le textile ou le vêtement fini est dépourvu de ZDHC (Zero Discharge Hazardous Chemicals / Produits chimiques dangereux) et peut donc s’intégrer dans une chaine circulaire.

VOIR NOTRE LEXIQUE DES LABELS

(RE-)LIRE NOTRE ARTICLE SUR LES BONNES ET MAUVAISES MATIÈRES

coton recycle nudie jeansCoton recyclé - Crédits @NUDIEJEANS

 

2) DES TEINTURES PLUS PROPRES


CÔTÉ MARQUES

La production des colorants requiert des quantités importantes d’eau de rinçage et de produits chimiques, permettant le nettoyage préalable des fibres et la fixation. L'indigo est le colorant de choix. Il peut être de nature synthétique ou provenir d'une source renouvelable, la plante Indigofera Tintoria, dont l’extraction massive est cependant préjudiciable à sa qualité et sa reproductibilité.
Aujourd'hui, Dyestar, Archroma ou encore Berto travaillent un indigo non toxique.
L'entreprise PG Denim a conçu un système de teinture qui réduit de 40 % la quantité de produits chimiques utilisés, de 50 % la quantité d'eau et de 60 % les émissions de CO². À ce jour, l’indigo traditionnel est la manière la moins polluante de teindre un jean. L’emploi de fibres recyclées triées selon leurs coloris permet de limiter également l’impact de cet étape, bien qu’elles soient systématiquement re-colorées.

CÔTÉ CONSOMMATEURS

Les colorants peuvent être certifiées GOTS, Bluesign ou C2C Certified™ au même titre que les matières ou que le tissu fini dans son ensemble. 
La meilleur façon de réduire l’impact des teintures est d’optimiser l’entretien de son jean (notre fiche à ce sujet est à venir prochainement !) et de le garder le plus longtemps possible.

mud indigoDes cuves d'indigo naturel chez @MUDJEANS

 


3) UN FINISHING NON DANGEREUX POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT

Les mauvaises manières

Le « finishing » permet aux jeans d’obtenir un aspect usé, déjà porté alors qu’il sont neufs. Il s’oppose aux jeans dits « bruts ». Si le look parait abimé, cela abîme aussi réellement le vêtement qui est moins durable.
Les méthodes de finishing classiques ont été longtemps extrêmement délétères pour l’environnement et les travailleurs du vêtement.
L’electroplating, méthode de finishing par courant électrique, est assourdissante pour les employés et qui génère des micro-déchets aux conséquences non évaluées.
Le polissage à la pierre ou stonenishing, requiert une grande quantité de pierres, produit un résidu qui s’agrège dans les poches et des plis du jean et qui ne disparait qu’après de nombreux lavages.
Le Potassium permanganate (PP) est un puissant oxydant dont le contact avec la peau ou les yeux est très irritant. Cette molécule s’accumule dans l’océan est a été retrouvée dans notre chaine alimentaire au sein de poissons [17].
… Le Sandblasting consiste à pulvériser du sable à forte pression sur le jean. Cette méthode s’est révélée très dangereuse pour les travailleurs, responsable de silicose, fibroses pulmonaires, graves entrainant l’insuffisance respiratoire de jeunes travailleurs du jean. Elle a été dénoncée puis progressivement abandonnée ou ses conditions améliorées (filtration de l’air, protections physiques des travailleurs) par la majorité des marques depuis 2010, sous la pression d’un rapport du Fair Trade Center la même année [18].
Parmi ces marques, on trouve des géants comme Acne ou H&M.

CÔTÉ MARQUES

Aujourd’hui, la technologie nous permet de délaver l’aspect d’un jean en minimisant les heurts. Le laser est une méthode efficace développée par Jeanologia, effectué dans une machine close et ventilée, par un personnel protégé. Le laser altère la surface du fil par brûlure, permettant de réveler les teintes blanches. Les chutes de tissus sont récupérées et incluses dans un cycle de recyclage. Exit le travail manuel difficile et les produits chimiques nocifs.Les lavages à l'eau de Javel sont également remplacés par de l'oxygène, converti en ozone et apposé sur un jean humidifié puis rincé. L'ozone est converti en oxygène au moment de sa libération, ce qui réduit la consommation d'énergie et la consommation d'eau et les résidus de pierre.Il est IMPÉRATIF de bannir le sandblasting, les fournisseurs qui y ont recourt ou ne peuvent pas prouver le contraire. Les marques doivent être capable de fournir un rapport de transparence sans sourciller pour gagner la confiance du consommateur.

Cependant, la mode récente du jean délavé ne nous permet pas un recul suffisant pour estimer les conséquences globales du délavage, malgré des améliorations des pratiques. Altérer la qualité d’un jean sera toujours en défaveur de la durabilité, de même que le phénomène de tendance éphémère qui l’accompagne.

 

Le délavage à l'ozone par @JEANOLOGIA 

 

CÔTÉ CONSOMMATEURS

Impossible de déterminer la méthode de finishing en regardant un jean. En revanche, il est possible de favoriser des entreprises qui travaillent avec Jeanologia ou un fournisseur textile responsable. En cas de doute, la meilleur manière de savoir est d’interroger la marque par email, sur Instagram, sur WhatsApp, au chatbot… Une absence de réponse est une indication à passer son tour.
Favoriser les entreprises qui communiquent sur les conditions sécuritaires et sanitaires de travail : port de masque, ventilation, bouchons d’oreille, lunettes et combinaisons de protection. Non spécifiques au denim et non exhaustifs, les labels Fair Wear Foundation, Fair Trade sont de bons indicateurs.
On vous conseille tout de même la toile de denim brute dont l’impact est moindre, la patine changeante et s’éclaircira avec le temps dans une teinte unique à chaque propriétaire ! 

4) DES CIRCUITS PLUS COURTS

CÔTÉ MARQUES & CONSOMMATEURS


On prêche un peu pour notre French paroisse ! Parce que le « de Nîmes » a (au moins une partie de) ses origines en France, que nous possédons les savoir-faire, les machines et les super ouvriers de ce secteur, on trouve judicieux d’un point de vue tant écologique qu’économique de ne pas aller chercher plus loin un jean de qualité.
Plus généralement, l’impact d’un jean sera toujours proportionnel au nombre de kilomètres parcouru avant votre placard. La culture du coton n’étant pas effectuée en France, il y a systématiquement plusieurs milliers au compteur.
Les filatures sont présentes en Europe, en Italie, en France, au Portugal, et un peu plus loin dans le bassin textile Nord-Africain. Jeanologia, star finisher, est implanté en Espagne. On voit donc que produire donc consommer local est possible et relève d’un choix. Notre article à venir sur les marques recommandées par Thegoodgoods vous fera un tour d’hexagone des enseignes responsables, et des cercles de proximité !

filatureFilature de coton recyclé @1083

 


II LA RECYCLABILITÉ

 

1) L’ÉNORME CHALLENGE DU JEAN CIRCULAIRE [4,18]

Nous dissocierons exceptionnellement le point de vue consommateur, détaille dans l'article LES NOUVEAUX USAGES DU JEAN : la location, le leasing et les nouvelles vies possibles pour une pièce abîmée.

CÔTÉ MARQUES

Accrochez-vous, il y a de quoi faire ! La Fondation Ellen Mac Arthur décortique la voie à suivre en détails, 1083 prends les devants avec Le Jean Infini. Le potentiel de la circularité est immense et par définition inépuisable.
Un des pilier est l’éco-conception, permettant d’optimiser chaque étape, matériel ou partie prenante de la chaine afin que toutes contribuent à faciliter la recyclabilité.

Recyclabilité : plus facile à faire qu’à prononcer

Alors, de quoi parle t’on ? Il existe différents degrés de recyclage : on peut upcyler des morceaux de vêtements, détricoter les fils, effilocher les fibres... en polymères, en monomères...à nouveaux polymérisés, agrégés en fibres qui donneront des fils puis un tissus. Maintenant que vous êtes dans la boucle, il est facile de comprendre que plus la matière de départ est homogène. Idéalement, seulement des fibres cellulosiques de même nature (au hasard, le coton), teintée de la même couleur avec les mêmes produits chimiques... Coupons court au rêve : ça n’existe pas. Mais on s’en approche ! Le rapport Redesign engage les marques à travailler des matières contenant moins de 2% de fibres non cellulosiques, possiblement mélangées. Les 2% étant issues de plastiques (elastanne, polyester etc).

L’importance d’un gisement de matière homogène

Mais le recyclage d’un jean ne s’arrête pas à la matière ! Tout composant additionnel doit être considéré : du zip/boutons aux rivets (petits tétons métalliques à la partie supérieure des poches), aux étiquettes de compositions. Chacun de ses éléments doit pouvoir être retiré facilement et reconditionné, ou supprimé dans le cas contraire. Plus poussé encore, le fil d’assemblage et les teintures doivent répondre aux mêmes certifications (Bluesign, C2C Certified™) pour ne pas entraver un recyclage de matières homogènes. Ainsi vous comprenez pourquoi il est plus simple d’anticiper une production de denim conçue pour être recyclée que de recycler des jeans « post-consummers » d’origines variables, non tracée. C’est la raison pour laquelle on croit fort au leasing et à la location, mais c’est une histoire à suivre cette semaine !

mud spinningFils de coton mixte biologiques et recyclés chez @MUDJEANS
 


2) UNE BONNE FILIÈRE DE RECYCLAGE

CÔTÉ MARQUES

Une traçabilité efficace, le leasing ou la location sont des options pour récupérer sa propre « matière première » à recycler, ce que Bert van Son de @MUDJEANS explique très bien dans le podcast. Cependant les volumes sont souvent insuffisants, raison pour laquelle (on insiste ?) chaque marque doit se mettre au pas de l’éco-conception et harmoniser ses pratiques avec celles de ses consœurs. Un gisement homogène de textile donnera un recyclage d’une bonne qualité et au rendu esthétique.

CÔTÉ CONSOMMATEUR

Le tri, le tri, le tri ! On aborde la question dans l’article LES NOUVEAUX USAGES DU JEAN.USAGES DU JEAN, et on vous laisse répandre la notice de l’éco-denim à tous ceux de votre entourage qui en possède au moins un !

 

III PRODUIRE UN VÊTEMENT DURABLE

 

C’était la triste histoire de la mode éco-responsable jusqu’il y a encore quelques années : les produits, si éthiques soient-ils, pâtissaient d’une mauvaise réputation stylistique qui ne les rendaient pas durables : pas assez fit, pas assez confortables, acheter un jean green pour le laisser au placard ou s’en lasser au bout de 6 mois est moins vertueux que d’user jusqu’à la corde un jean de la fast-fashion. L’amortissement carbone est exponentiel avec les années.

CÔTÉ MARQUES

Toujours selon la Fondation Ellen Mac Arthur, cette notion est mixte et inclut :
- La durabilité physique : un jean suffisamment résistant pour être lavé 30 fois ou plus sans s’altérer (le test des 30 lavages) dans sa forme, sa tenue ou sa-couleur. Cela peut aussi passer par l’éducation du client à l’aide de fiches d’entretien ou de conseils de longévité, un service de retouches à vie, des tut réparation…
- La durabilité émotionnelle : créer un produit dont la désidérabilité et le style résisterons dans le temps

CÔTÉ CONSOMMATEURS

Rendez-vous dans deux jours pour notre Fiche Bristol entretien ! 

Make Fashion Circular - Le projet The Jean Redesign par @ELLEMACARTHURFOUNDATION

 

IV UNE CHAINE TRAÇABLE & TRANSPARENTE

La traçabilité totale d’un vêtement est aujourd’hui rendue très complexe par le morcellement de la chaine de production. Il existe une déconnexion entre les différents acteurs. Retraçer cette chaine et rendre publique sa connaissance permettrait à la fois d’éviter les drames tels que celui du Rana Plaza, en rendant chaque membre d’une marque averti et responsable devant le client, et de faciliter les procédures de recyclage en rendant identifiable le parcours d’un vêtement, secondairement recyclé en groupes homogènes via des procédures standardisées.
Ainsi ils seraient classés rapidement par groupe de composition matières, usages ou non de toxiques, labels et certifications.


V UNE ALTERNATIVE AU PACKAGING CLASSIQUE

... Papier craft recyclable ?
... Plastic-like à base de légumes, compostables (Tipa Corp à titre d’exemple) ?
... Packaging réutilisable (Repack) ?
... Pas de packaging ?

CÔTÉ MARQUES

À vous de sonder les préférences de votre communauté de clients, après avoir calculé l’impact et les coûts financiers des différentes options.

CÔTÉ CONSOMMATEURS

Interpellez les marques sur les réseaux ! Avec des photos par exemple, leur expliquant que vous êtes intéressés par le vêtement plus que par son contenant, et que vous êtes prêts à faire des concessions sur l’esthétique.

tipaLe packaging compostable @TIPACORP pour Reformation

 


VI UNE PRODUCTION À LA DEMANDE

Voilà un exemple concret de synergie entre marques et clients : ces derniers ont intégré que le système de pré-commande permettait de soutenir une marque aux peu de moyens mais aussi d’entrer dans une logique d’achats raisonnés : l’attente exquise d’une pièce désirée fait le lit d’une relation sincère à son vêtement, souvent produit en quantité limitée et dont l’achat - comme la production- aura été réfléchi.
C’est l’assurance de faire travailler dûment et en flux tendu les usines de l’industrie textile et les ateliers de confections, qui n’oscillent plus entre un raz de marée et une disette de commandes, stressante et non pérenne dans un cas comme l’autre.
Pour une marque, c’est une opportunité en or de créer de la proximité avec ses clients et de faire preuve de transparence sans effort, en racontant simplement son histoire au fil de l’eau, et en embarquant le lecteur vers le prochain chapitre.
Poussons plus loin la réflexion vers le #techforgood : bientôt les essayages se feront en VR depuis nos canapés et le sur mesure sera modélisé sur nos corps reconstruits en 3D. Cette vision d’hyperconnexion un rien anxiogène est aussi une des clefs de la slow confection…

Finalement, la responsabilité ne paraît-elle pas moins grande quand on la partage et moins impressionnante quand on dialogue à son sujet ? Une chose semble ici certaine : qu’on soit une marque ou un.e consommateur, la mode aussi fonctionne en éco-système. Personne n’est trop petit pour avoir un rôle de taille dans la chaine vestimentaire. La circularité nous rend une humilité dont la mode a besoin pour avancer - comme le dit l’adage - ensemble, peut-être moins vite mais certainement plus loin.

Les dessous de la création chez @NUDIEJEANS

 

SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] ADEME - Carnet de vie d’un jean
[2] https://www.transparency-one.com/fr/how-ethical-denim-supply-chain/
[3] Make Fashion Circular - The Report - Elle Mc Arthur Foudation https://www.ellenmacarthurfoundation.org/our-work/activities/make-fashion-circular
[4] Re-Design Guideline Ellen Mc Arthur Foudation
[5] Communiqué de presse de la plateforme Textile Exchange - DERNIER RAPPORT sur la production mondiale de coton organique): https://textileexchange.org/wp- content/uploads/2019/11/Textile-Exchange-Organic-Cotton-Market-Report-2019.pdf
[6] ABout Organic Cotton http://aboutorganiccotton.org/fr/
[7] Ademe : https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-mode-qqf/
[8] Futura sciences : https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eco- consommation-vient-coton-biologique-4829/ 9 Greenpeace, Dirty laundry: unravelling the corporate connections to toxic water pollution in China (2011), p.70
[10] KEMI, Chemicals in textiles: risks to human health and the environment (2014); Greenpeace, Eleven agship hazardous chemicals; Changing Markets Foundation, Dirty fashion: How pollution in the textiles supply chain is making viscose toxic (2017)
[11] See Rodale Institute, Nine ways you may not realise cotton is in your food
[12] D. Maxwell et al., State of the apparel sector report: Water, GLASA (2015), p.14; K.R. Dey et al., Impact of pesticide use on the health of farmers: a study in Barak valley, Assam (2013)
[13] https://www.jeanologia.com/
[14] Fashion victims : a report on sand blasted denim - Fair Trade Center
[15] https://www.levistrauss.com/2010/09/07/its-time-ban-sandblasting/
[16] http://www.thesupplychange.org/blog/waste-not-want-not-the-jean-pool
[17] See New Jersey Department of Health and Senior Services, Hazardous substances fact sheet
[18] Re-made en France par Thomas Huriez, Président Fondateur de 1083 - Éditions DUNOZ