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Où en est-on du virage vers l’économie circulaire ? Entretien avec Emmanuelle Ledoux de l’INEC

Déforestation, pollution des cours d'eau, contamination des sols, destruction des écosystèmes... Alors que l'économie linéaire produit partout les mêmes résultats, le modèle circulaire promet quant à lui un impact bien moindre sur l'environnement grâce au recyclage et au réemploi. C'est encore plus vrai pour l'industrie de la mode quand on sait que la suproduction génère énormément de déchets. Avec 92 millions de tonnes de vêtements jetés tous les ans dans le monde, dont 4 millions en Europe, la baisse des émissions carbone du secteur est limitée à seulement -2% au lieu des -12% qui pourraient être atteints, selon l'ONG britannique WRAP (Waste and Resources Action Programme). Face à l'urgence climatique, comment changer de logiciel ?

Consultante en stratégie territoriale, experte des questions de gestion des ressources, de transition écologique et de planification environnementale, Emmanuelle Ledoux dirige l'INEC (Institut national de l'économie circulaire), une association rassemblant entreprises, collectivités territoriales, et éco-organismes qui agissent en faveur de la circularité.

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©Mathieu Delmestre

Où en est-on du virage vers l'économie circulaire ?

En 2025, les entreprises, tous secteurs confondus, ont utilisé 6,9% de matériaux secondaires au niveau mondial, selon le Circularity Gap Report, le principal indicateur pour mesurer le taux de recyclage et de réemploi dans l'économie. C'est encore très peu. Cela est essentiellement dû au fait que l'économie circulaire est coûteuse parce qu'elle repose sur des logiques de reconditionnement et de réparation qui nécessitent de la main-d'œuvre.

Qu'en est-il spécifiquement pour l'industrie de la mode ?

La question est de savoir ce qu'on appelle seconde main dans la mode, car souvent, c'est un moyen détourné pour écouler les stocks d'invendus. Rappelons que sur l'ensemble des vêtements produits chaque année à l'échelle de la planète, entre 15 et 30 % ne sont jamais achetés et deviennent des déchets. Appliqué à l'automobile, cela donnerait 50 à 60 millions de voitures qui finiraient tous les ans directement à la décharge. Un tel gaspillage est complètement aberrant. Et ça, c'est sans compter

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