Les tanneries françaises sont réputées pour leur savoir-faire historique, qui exerce une attraction certaine sur les marques. Mais leur impact, notamment hydrique et chimique, fait qu’elles n’ont pas très bonne réputation auprès du public. Depuis quelques temps cependant, les évolutions climatiques et législatives ont incité les tanneurs à retravailler leurs formules et à innover pour répondre aux enjeux de l’époque. Analyse et témoignages avec les tanneries Haas et le Centre Technique du Cuir.
Eau : sa gestion en amont et pendant les process
“À une époque, on nous disait que l’eau était une ressource abondante, se souvient Jean-Christophe Muller, directeur général des tanneries Haas. On n’y pensait pas plus que ça jusqu’à il y a 25 ans.” Plus question de légèreté aujourd’hui avec le dérèglement climatique, qui place parfois l’Alsace, où l’entreprise exerce, en stress hydrique. Historiquement reliées à une rivière locale depuis 1840, les tanneries Haas passent aujourd’hui par le réseau public et payent donc pour leur utilisation d’eau, ce qui permet d’estimer précisément leur consommation.
“Nous mesurons le ratio : volume d’eau utilisée par mètre carré de cuir vendu, explique Jean-Christophe Muller. Actuellement, en comptant que nous travaillons avec de la peau de veau qui nécessite beaucoup d’eau car elle est très sensible, nous sommes à 140 litres d’eau par mètre carré de cuir. Au début de notre travail, il y a quinze ans, nous étions à 220 litres.” Cette baisse est le fruit de multiples expérimentations, notamment sur les formules qui servent à tanner le cuir : “L’eau protège les peaux en leur évitant le frottement. Il faut donc trouver le bon rapport volume d’eau et nombre de peaux pour ne pas impacter la qualité.” En effet, “le grand défi, c’est de garder la même qualité de cuir”, confirme Thierry Poncet, directeur du développement durable au Centre Technique du Cuir. Une question qui peut s’anticiper dès le sourcing : “Un des points sur lesquels les tanneries françaises ont travaillé, c’est la traçabilité de la peau. L’objectif de cette démarche était d’améliorer la qualité des peaux, ce qui permet ensuite d’améliorer leur impact sur l’environnement.”
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