[START-UP] Trosort met la puissance de l’IA au service du tri textile

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[En récap] L’industrialisation de la seconde main textile bute encore sur un obstacle majeur : le tri. En automatisant l’identification, la valorisation et le routage des vêtements grâce à l’intelligence artificielle, Trosort apporte une réponse technologique à un problème logistique clé du passage à l’échelle.

Alors que la seconde main monte en puissance dans l’industrie textile, le principal frein à lever pour passer à l’échelle industrielle reste la logistique du tri. Dans les centres, la plupart des opérations sont encore manuelles et non digitalisées, là où l’automatisation permettrait un gain de temps considérable et la digitalisation d’exploiter des données de suivi des flux et de valorisation des pièces. Comment passer à l’échelle la revente de vêtements et, plus globalement, toute méthode de revalorisation des textiles, linges et chaussures en fin de vie ? Trosort, jeune entreprise bruxelloise, répond à cette problématique avec une technologie basée sur l’IA qui apporte efficacité et transparence dans les opérations de tri.

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©Trosort

Comment optimiser le tri textile, principal verrou industriel de la seconde main

« Dans l’industrie textile, le passage à l’échelle de la seconde main nécessite une efficience croissante de la logistique parce que toutes les pièces sont différentes et la plupart du temps en petites quantités. » – Achille Mathot, cofondateur de Trosort

Une fois les vêtements usagés déposés dans les points d’apport (bornes de collecte, magasins physiques), l’étape de leur tri repose encore largement sur des opérations manuelles, lentes et peu standardisées, alors que chaque pièce est unique en matière d’état, de matière et de valeur. Le devenir est varié : revente locale de “la crème”, revente à l’étranger de vêtements de moindre valeur, recyclage ou voie de valorisation énergétique. Sans automatisation et sans données fiables, il est impossible de sécuriser les coûts, d’optimiser les flux et donc de rendre les débouchés – en particulier la revente de vêtements – économiquement viable à grande échelle.

Face à cet enjeu de taille, la start-up Trosort propose d’automatiser et fiabiliser le tri des textiles grâce à une machine qui scanne et qui identifie les pièces.

système de de détection automatique de vêtements usagés
©Trosort

Comment fonctionne la solution Trosort

Pour commencer, un opérateur dépose les vêtements usagés sur un convoyeur ou ils vont être pris en photos de haut en bas, avec une vue à 360 degrés.
Ensuite, des algorithmes analysent les images pour détecter les attributs de chaque produit, la marque, la catégorie, la composition de la matière, la taille, les couleurs, les défauts – trous, taches, boulochage, décoloration. Puis, le prix optimal de chaque pièce est fixé, avec la meilleure valorisation possible, en passant au crible des millions de transactions existantes dans la seconde main. Ces différentes étapes permettent d’étiqueter instantanément chaque produit en éliminant la saisie manuelle de données.

« Nous faisons le software et l’intégration du système. Le hardware est manufacturé par des gens qui ont 25 ans d’expérience dans la construction de machines. C’est ce qui nous permet de fournir un système complet. » explique Achille Mathot, cofondateur de Trosort.

Autre point fort, le routage est lui aussi automatisé. A la fin du processus, l’analyse en temps réel achemine chaque article vers la catégorie appropriée grâce à un système par air comprimé. « Dans l’industrie textile, le passage à l’échelle de la seconde main nécessite une efficience croissante de la logistique parce que toutes les pièces sont différentes et la plupart du temps en petites quantités. » – Achille Mathot, cofondateur de Trosort

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©Trosort

De la collecte au point de vente ou de recyclage : structurer toute la chaîne de valeur de la revalorisation textile

Cette rationalisation des processus simplifie le traitement des vêtements usagés en séparant ceux qui sont rentables de ceux qui doivent être recyclés ou incinérés. C’est donc un moyen efficace pour rendre leur revente à grande échelle.

En effet, les centres de tri reçoivent une grande quantité de pièces abîmées ou de mauvaise qualité, qui ne peuvent pas être mises sur le marché. Le fait de pouvoir évaluer facilement, rapidement et de façon fiable la valeur d’un produit de seconde main bénéficie à l’ensemble de la chaîne, depuis les collecteurs, en passant par les trieurs jusqu’aux vendeurs. Tout ce qui est détecté comme pouvant être commercialisé peut être intégré directement dans un point of sale system. « Nous récoltons toutes les données nécessaires puis nous générons automatiquement la fiche produit à une échelle industrielle. » précise Achille Mathot.

Autre avantage, il est possible d’installer plusieurs machines de scan l’une à côté de l’autre pour augmenter le volume de traitement, avec une capacité pouvant atteindre plusieurs tonnes par cycle. Le fait de remplacer les approximations opérationnelles par une fiabilité basée sur l’IA représente incontestablement un progrès en matière de tri des déchets textiles, mais ce n’est pas le seul atout de Trosort.

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Traçabilité, reporting, REP, comment l’IA transforme la data des flux textiles

Grâce à l’automatisation intelligente et aux données objectives, Trosort apporte également la transparence qui fait défaut au circuit de la seconde main. En détectant avec précision les flux de matière, la solution permet de tracer chaque produit et d’avoir une estimation précise des quantités traitées. « Nous pouvons dire combien de tonnes ont été envoyées chez tel recycleur, combien ont été revendues à l’export, combien ont été écoulées sur un site web. C’est un atout pour respecter les quotas de seconde main fixés par la REP.  » détaille Achille Mathiot.

Toutes ces informations peuvent ensuite être utilisées par les centres de tri pour faire un reporting précis aux éco-organismes, qui peuvent eux-mêmes transmettre ces informations aux autorités et aux marques qui payent ces services. L’idée est aussi de pouvoir rémunérer de façon juste la prise en charge des déchets, sans valeur sur le second marché.

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Travailler avec les centres, marques et retailers : l’écosystème Trosort

La start-up travaille d’ores et déjà avec des centres de tri, des marques, des retailers et des grossistes. Elle vise 35 systèmes installés dans les deux ans à venir, et 10 avant la fin de l’année 2026.

  • Pour les centres de tri, Trosort transforme les cycles de traitement en une opération machine simple, ce qui permet de gagner du temps et d’élargir le vivier de main-d’œuvre disponible.
  • Pour les grossistes et les marques, elle enregistre en toute sécurité les caractéristiques et le mouvement de chaque kilogramme traité, assurant une traçabilité numérique infaillible et garantissant ainsi la mise conformité face à des réglementations en constante évolution en matière d’économie circulaire.
  • Pour les retailers, l’IA de Trosort permet une précision optimale, garantissant la détection et la séparation immédiate des actifs à haute valeur ajoutée (marques spécifiques, matières ou articles tendance), et stoppant ainsi les pertes de profit à la source.

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