Viscose de bambou

Qu’est-ce que la viscose de bambou ?

La viscose provient d’une fibre issue de cellulose régénérée artificiellement. Elle peut provenir de la transformation d’une fibre naturelle végétale de bambou, de coton ou d’eucalyptus. Mais la fibre de bambou à l’avantage d’avoir un coût de production deux fois inférieur à celle de coton. Elle est issue du bambou, un roseau arborescent des pays chauds dont la tige résistante et légère peut mesurer jusqu’à 25 mètres de haut. Cette viscose est produite dans les pays cultivateurs, c’est-à-dire la Chine et les pays tropicaux.  

 

À quoi ressemble la viscose de bambou ?

Très douce au toucher, cette matière à des propriétés anti-bactériennes, anti-odeurs et anti-UV. Elle entre notamment dans la fabrication de maille, de linge éponge et de blouses antibactériennes pour le personnel médical. Dans l’industrie textile, les produits à base de bambou sont légers, solides, doux et absorbants. Cette viscose est principalement utilisée pour les vêtements techniques, comme pour le sport, mais elle entre également dans la composition des pantalons, sous-vêtements ou T-shirt.

 

Quel est le procédé de fabrication de la viscose de bambou ?

Trois récoltes sont réalisées par an. Pour être transformée, la pulpe de bambou est dissoute dans un bain de soude caustique puis dans un bain d’acide sulfurique et de sulfate de soude. 

La viscose de bambou, est-ce écoresponsable ?

La fibre de bambou est naturelle, biodégradable et recyclable. De plus, le bambou bloque l’érosion des sols et les préserve. Il ne nécessite aucun engrais ou pesticides pour pousser puisque cette plante croît rapidement et nécessite un faible apport en eau. Elle a également l’avantage de produire jusqu’à 35% d’oxygène de plus que les arbres traditionnels. Cependant, il faut être doublement prudents : du fait de l’engouement par l’industrie textile, le bambou est devenu largement exploité, au sein de monocultures engendrant une déforestation afin d’étendre les plantations, de plus, on note un emploi massif d’engrais et de pesticides visant à massifier sa croissance. Ajouté au fait qu’à l’état naturel, la fibre de bambou est rêche et cassante, ce qui la rend désagréable à porter. Elle nécessite donc une transformation artificielle et comme pour tout type de viscose, la conversion chimique qui dénature la fibre est très nocive pour l’environnement. La viscose de bambou est donc plus écologique que la viscose de coton, mais elle a tout de même un impact négatif sur la planète. Il est important de rester vigilant au greenwashing de certaines marques qui placent le bambou comme une solution miracle dans l’industrie de la mode éthique, sans communiquer sur le processus de transformation de la fibre.