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37 % d’étiquettes des vêtements sont non conformes, le système est à revoir

[En récap] : En 2026, une campagne de la Commission européenne (programme JACOP 2025, coordination DG GROW) a testé 132 vêtements dans huit pays : 37 % portaient une étiquette de composition inexacte, avec des taux d’échec atteignant 80 % pour les foulards et 64 % pour les mélanges de fibres naturelles et artificielles. 18 produits ont vu leurs ventes suspendues. Au-delà du constat, l’article souligne trois limites structurelles : un cadre réglementaire daté (règlement UE 1007/2011, héritier de textes des années 1970) et morcelé entre composition obligatoire et entretien volontaire sous licence (système COFREET/GINETEX) ; un contrôle aléatoire et a posteriori inadapté aux volumes de la fast fashion ; et l’impossibilité croissante, pour les marques elles-mêmes, de connaître l’intégralité de ce que contient un vêtement, la fibre n’étant qu’une part de sa réalité chimique.

On regarde rarement l’étiquette cousue dans la couture latérale d’un vêtement. C’est pourtant le seul document qui nous engage avec une marque sur ce que l’on porte vraiment contre la peau. Une campagne coordonnée par la Commission européenne vient de mesurer la fiabilité de cet engagement. Menée sur 132 vêtements, elle révèle que près de quatre articles sur dix portent une étiquette de composition inexacte. Au-delà du constat, c’est l’architecture même de l’étiquetage textile, héritée d’avant la fast fashion, qui montre ses limites. Le résultat invite à la prudence.

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