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Le guide de l’affichage du Coût Environnemental pour les marques volontaires

Le décret n° 2025-957 du 6 septembre 2025 et l’arrêté publié au Journal officiel du 9 septembre cadrent le calcul et la signalétique “Coût environnemental” des vêtements, avec entrée en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2025. Validé par la Commission européenne, le nouvel outil d’évaluation de l’empreinte écologique des produits entre en France dans le secteur textile, en boutique physique et en ligne, sur une base "volontaire, mais encadrée". Pour les produits concernés - tous les vêtements sauf le linge de maison, les articles en cuir et la lingerie - le Coût sera renseigné à l'acte d'achat par un score en points et points/100 g selon la charte officielle et les données impérativement renseignées sur le portail officiel. Méthodologie, application, obligations légales, signalétique : ce article fait un tour d’horizon des points clés pour sa mise en place.

Inscrit dans la loi Climat et Résilience de 2021, le coût environnemental s’apprête enfin à voir le jour en France. Après le feu vert donné par la Commission européenne le 16 mai dernier, le dispositif est désormais inscrit au Journal Officiel par décret, depuis le 10 septembre 2025. Pensé pour s’appliquer à plusieurs secteurs – ameublement, cosmétique, alimentation –, il est d’abord déployé dans le textile, et les premières marques volontaires devraient peuvent l’afficher dès le 1 octobre 2025, avant une généralisation progressive à d'autre gamme, et rendue obligatoire.

L'Agenda

  • 15 septembre 2025 : ouverture du portail de déclaration pour que les marques saisissent leurs scores environnementaux
  • 1er octobre 2025 : ouverture officielle de l'affichage volontaire
  • 24 septembre 2025 : l’ADEME organise d’un webinaire méthodologique

Le coût environnemental, un score "made in France"

À la différence du Nutri-Score ou de l’étiquette énergie, le coût environnemental ne repose pas sur une échelle fermée mais sur une note numérique entre zéro et l'infini. Il est calculé selon la méthode européenne PEF (Product Environmental Footprint), elle-même fondée sur l’analyse de cycle de vie – de l’extraction des matières premières à la fin de vie, en passant par la fabrication, le transport et l’usage. Seize indicateurs d’impact sont pris en compte, parmi lesquels les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau, l’usage de ressources naturelles, le mix énergétique…

Plus d'informations sur la méthodologie de calcul

Cette méthode a fait l’objet d’une mise à jour dans le cadre de concertations menées dans l'Hexagone depuis 2022. De nouveaux critères ont donc été ajoutés dans la version française du score : le relargage de microfibres, l’export hors Europe des vêtements en fin de vie ainsi que la durabilité, à la fois physique et dite "non physique", liée aux pratiques commerciales.
Pour ce dernier facteur, un coefficient de durabilité sera calculé afin de distinguer les vêtements conçus pour durer de ceux issus de l’ultra fast fashion, sur la base de critères comme l’incitation à la réparation ou le nombre de références commercialisées.

Une mise en œuvre volontaire mais encadrée

L’affichage est volontaire, il n’y a donc pas d’obligation d’afficher le coût environnemental. Mais, dès lors qu’une marque communique un score/impact environnemental pour une référence, elle doit utiliser la méthode et la signalétique officielles. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est chargée de vérifier la bonne application des règles, avec la possibilité de contrôler – ou de faire contrôler – les valeurs communiquées. Les entreprises ont l’obligation de détenir les justificatifs de calcul.

Pour l’instant, seuls les produits qui affichent déjà un éco-score devront se mettre en conformité avec la méthode officielle, afin d’éviter toute tentative de greenwashing. "Les règles de calcul et d’affichage sont fixées par les pouvoirs publics", explique le ministère de la Transition écologique, précisant que "la mise en application est sous la responsabilité des marques". 

À ce jour, aucun calendrier n’a été fixé pour rendre l’affichage obligatoire. En revanche, le décret prévoit qu’au bout d’un an, la société civile et les associations de consommateurs pourront générer elles-mêmes des scores si les metteurs sur le marché ne l’ont pas déjà fait. Par ailleurs, le coût environnemental devrait jouer un rôle central dans la future loi anti fast fashion - actuellement examinée au Parlement -, notamment pour le système de bonus-malus qui s’appuiera directement sur ces scores.

Quels produits sont concernés et quelles les seront les modalités d’affichage ?

Les produits concernés

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