Latex ou Caoutchouc

Qu’est-ce que le Latex ?

Le latex, ou le caoutchouc, provient de la sève de l’arbre tropical Hévéa. Le mot caotchu, est issu de la langue quechua (Cao = bois, tchu = qui pleure ). Ce nom est dû à la manière dont est récolté le latex, puisqu’il s’écoule après l’incision de l’écorce des troncs. L’hévéaculture se déroule principalement dans le Sud-Est de l’Asie. Le premier pays producteur est la Thaïlande, qui en génère 3 millions de tonnes par an (soit 32% de la production mondiale), suivi par l’Indonésie et la Malaisie. Elle est aussi pratiquée dans quelques pays de l’Afrique équatoriale, tels que le Nigéria, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun. Il existe du caoutchouc naturel ou synthétique. 

 

A quoi ressemble le Latex ? 

La latex est un élastomère (un polymère aux propriétés élastiques) ce qui donne à la matière des propriétés déformables, elle est résistante aux chocs et amortissante. Dans l’industrie textile, elle est principalement utilisée pour produire des chaussures ou des sacs. Très étanche, le latex est un faible conducteur thermique. Il est impossible à teindre car il se décompose à la lumière.

 

Le latex, est-ce écoresponsable ? 

En Amazonie, le caoutchouc est naturel car les hévéas poussent à l’état sauvage. La sève est récoltée par des communautés locales, les “seringueiros” (saigneurs d’arbre). Ainsi cultivé, l’arbre peut se régénérer et la récolte à un impact positif sur la planète puisque l’hévéaculture est bénéfique pour l’écosystème.
Cependant, cette culture écoresponsable concerne une faible part de la production totale. En Asie, la production de caoutchouc est à l’origine d’une déforestation massive due à la destruction de la biodiversité et à l’utilisation de nombreux pesticides, dangereux pour la nature mais aussi pour les ouvrier·e·s agricoles. Le label FSC (Forest Stewardship Council) permet de vérifier que le caoutchouc est issu de sources responsables.
De plus, sa production naturelle est mise en danger par le Mycrocyclus ulei, un champignon qui infecte les feuilles des arbres brésiliens et menace de se répandre en Asie. Pour pallier ce problème, les industriels se tournent vers l’alternative du caoutchouc synthétique. Celui-ci est polluant et moins durable, car sa fabrication nécessite l’utilisation d’hydrocarbures. Il peut néanmoins être réutilisé pour fabriquer des produits qui requièrent moins d’élasticité, tels que des revêtements de sol ou du bitume modifié.

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