#PayUp : Une Pétition Pour Forcer Les Plus Grandes Marques de Mode À Payer Leurs Commandes

#PayUp : Une Pétition Pour Forcer Les Plus Grandes Marques de Mode À Payer Leurs Commandes

#PayUp : Une Pétition Pour Forcer Les Plus Grandes Marques de Mode À Payer Leurs Commandes 

Des dizaines de marques de fast-fashion et de distribution de masse ont annulé leurs commandes en cours auprès de leurs partenaires asiatiques. Une dette estimée à 2,4 milliards de dollars et 50 millions de personnes impactées (dont 70% de femmes) directement dont la survie est menacée et l'avenir extrêmement précaire. Des ONG telles que Remake, Change Our World, des mannequins comme Arizona Muse appellent les citoyen.nes à signer une pétition #PayUp pour obliger ces marques à honorer leurs engagements, quelle que soit l'issue du confinement.


LES MARQUES CONCERNÉES (LISTE NON EXHAUSTIVE)

@primark, @ca, @mango, @vfcorp, @timberland, @vans, @tescofood, @jcpenney, @walmart, @marksandspencer, @thenorthface, @americaneagle, @aerie, @tailgate, @urbanoutfitters, @freepeople, @anthropologie, @shopterrain, @gapinc, @gap, @athleta. @bananarepublic, @intermixonline, @oldnavy

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(RE-)LIRE OU ÉCOUTER NOTRE INTERVIEW D'ARIZONA MUSE
 
Ceci est la liste non exhaustive des marques - majoritairement de fast-fashion et de distribution de masse - qui ont annulé leurs commandes du fait du Covid-19 auprès de leurs usines partenaires au Bangladesh, en Inde, en Birmanie, au Cambodge. Ces témoignages sont ceux de Kalpona Akter, militante syndicale et fondatrice du Bangladesh Center for Worker Solidarity, et de Mostafiz Uddin, propriétaire de Denim Expert Ltd. au Bangladesh. Il existe un plan de sauvetage du gouvernement bengali qui est insuffisant pour assurer la survie des travailleurs, d’autant plus que la durée du confinement et la date de réouverture des frontières sont incertaines.
Ces vêtements étaient en cours de fabrication, comme chaque semaine, pour répondre aux demandes d’un marché principalement occidental. Cette annulation représente une dette de 2,4 milliards de dollars et 50 millions de personnes sont estimées concernées par ces conséquences. En pratique, ce sont : 

  • Des heures travaillées impayées ;
  • Un gâchis de production monumental ;
  • Une insécurité totale pour des millions de travailleur.euses du vêtements, payé.es au jour le jour des salaires situés en dessous du seuil de pauvreté de l’ONU et sans aucune assurance salariale.

Du jour au lendemain, ils font face à l’impossibilité de subvenir à leurs besoins premiers dont alimentaires pour une durée indéterminée. Leur survie et celle de leurs familles est menacée. 70% d’entre ces travailleurs sont des femmes. 

 

Nous pouvons agir

  • En boycottant DÉFINITIVEMENT ces marques et les achats issus de compagnies aux pratiques non éthiques ou incertaines ;
  • En signant la pétition @changedotorg via @remakeourworld;
  • En partageant au maximum ces informations autour de vous.

À l’heure de la solidarité, de l’évolution positive de nos mentalités vers un changement réel dont la mise en place est accélérée par la coronavirus, nous sommes DÉSESPÉRÉS de constater que ceux qui profitent sont SYSTÉMATIQUEMENT les mêmes et ainsi convaincus qu’ils sont à délaisser, malheureusement à défaut de pouvoir de les aider à effectuer une transition effective. Soyez certain.es que :

  1. Ce ne sont pas ces groupes qui sont financièrement les plus touchés par un arrêt d’activité (nous saluons H&M qui a été la première marque à honorer ses contrats et payer ses factures), mais bien les petites marques;
  2. Considérer que les marques épinglées ci-dessus donnent du travail et font vivre des familles à l’autre bout du monde, c’est valider une exploitation humaine permanente qui entretient une relation de servitude ultra-inégalitaire entre les êtres. Ça n’est ni soutenable ni durable. 

 

Pourquoi ces marques peuvent-elles impunément agir ainsi ?

Parce que ces marques ne possèdent pas d'usines ou de travailleurs du textile, mais délèguent au plus offrant des partenaires chacune de leurs commandes, elles n'ont donc aucune responsabilité envers les travailleurs : ni salariales, ni de sécurité au travail et ni du travail lui-même. Elles choississent à chaque collection, pour certaines de façon hebdomadaire, l'usine de production qui proposera le plus bas coût de main d'œuvre. Ce turn over entre les partenaires signifie également un engagement nul dans la durée, donc une sécurité nulle pour l'employeur et les travailleurs. C'est actuellement ce à quoi l'on assiste avec le Covid-19.

(RÉ-)ÉCOUTER NOTRE PODCAST AVEC NATHALIE LEBAS-VAUTIER DE GOOD FABRIC POUR COMPRENDRE COMMENT FONCTIONNE UNE MARQUE DE FAST-FASHION


Les propriétaires d’usines du Bangladesh ont déclaré au journal The Guardian que "les marques et les détaillants reportent la livraison des commandes qui avaient déjà été produites par les usines de confection afin que les factures ne puissent pas être augmentées, annulent toutes les commandes à venir et refusent de payer le coût des matières premières déjà achetées par les fournisseurs ». En continuant d'acheter auprès de ces marques, nous sommes responsables
Il est grand temps de rompre une bonne fois pour toute avec ces compagnies et avec ce système. On compte sur vous !

SIGNER LA PÉTITION

 

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RÉFÉRENCES CITÉES

[1] WWD
[2] Change.org
[3] Remake Our World
[4] The Guardian + 1

 
 

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