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Lessive Nocive : Le Marketing Intoxique La Planète

Lessive Nocive : Le Marketing Intoxique La Planète
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Article construit en partenariat avec Les Petits Bidons

 

Lessive Nocive : Le Marketing Intoxique La Planète

 

La lessive est un produit omniprésent dans nos foyers. Il fait partie de ces biens si présents dans la publicité que l'on s'est habitué à une offre foisonante de poudres aux slogans prometteurs et de capsules fluorescentes. Malgré un éveil croissant de nos consciences écologiques dans la food, la cosmétique ou la mode, la lessive conventionnelle représente encore près de 90% de l'offre disponible et presque aucune donnée n'est accessible sur ses conséquences potentielles, sanitaires et environnementales. Pourtant, elle pollue massivement et discrètement nos eaux planétaires. Alors comment en sommes-nous arrivés là ? Comment se défaire des travers du marketing qui nous poussent à consommer des détergents nocifs, et quelles sont les vraies alternatives écologiques à favoriser ? 

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Toutes les lessives conventionnelles polluent : pourquoi ?


(RE-)LIRE NOS FICHES SUR L’IMPACT DES LESSIVES

Une pollution liée au contenu

Les lessives conventionnelles contiennent 15 à 25 molécules dont plus de 90% sont issues de la pétrochimie. Elles ne sont pas biodégradables et déversées dans l’environnement. Nous ne réalisons que depuis quelques années les conséquences sanitaires et environnementales de ces produits d’usage courant dans les foyers de 65 millions de français. 230 lessives par seconde en France représentent 7 milliards de lessives par an et assez de détergents pour détruire un étang de 6 hectares et 1,5m de profondeur. Le bon sens écologique devrait pousser les fabricants à se tourner vers des alternatives vertes, mais le marché est encore régi à 89,8% par des marques conventionnelles dont le leitmotiv est unique : le prix. Tout est bon pour réaliser des économies : la santé du consommateur, la dégradation de l’environnement, l’usage de ressources fossiles.

Une pollution liée aux contenants

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Des bidons en plastique, des capsules en plastique, des boites en carton plastifié. Cette matière miraculeusement pratique en apparence est dramatiquement omniprésente. Visible sur les étals de nos supermarchés mais aussi invisible à l'œil nu, en quantités faramineuses dans les océans. Il nous paraît important d’insister sur l’impact encore sous-estimé des capsules (pods) et des tablettes en sachets apparemment solubles en machine, qui se délitent en réalité sous forme de micro-particules de plastique. Celles-ci sont responsables de la déperdition en oxygène des réserves d’eau (l’eutrophisation), causant la mort des éco-systèmes qui s’y trouvent (les animaux, le plancton, les plantes). Si le plastique est partout, c’est qu'il coûte très peu à produire. Il présente quelques avantages : la résistance, la légèreté, une certaine recyclabilité… Et sa large disponibilité actuelle ! Il faut donc optimiser au maximum ce qui est déjà produit en le recyclant, et s’affranchir de la production de neuf.
Important à savoir : le plastique recyclé coûte un peu plus cher, le changement de nos habitudes passera donc nécessairement par une augmentation relative du prix, qui n’est autre que la prise en compte du coût environnemental…

Le verre est une super alternative : consignable, recyclable à l’infini, ne requérant pas d’énergies fossiles. Cependant il présente également des limites : le recyclage nécessite de hautes températures (1000°) et donc de l’énergie, il est également lourd donc polluant à transporter…

La solution idéale existe-t’elle ? On propose de favoriser un contenant en verre réutilisable, à remplir soi-même (vrac ou fait-maison) ou bien à faire livrer, consigné, par un fournisseur de proximité #madeincheznous. Il faut également éviter à tout prix les échantillons, les boules doseuses vendues dans chaque paquet et privilégier des emballages en carton recyclé.

Nous avons choisi de vous présenter une des marques de lessives écologiques qui coche toutes ces cases : fabriquée en France, conditionnée dans une bouteille en plastique recyclées et qui proposera très prochainement un système de consigne en partenariat avec Loop !

DÉCOUVRIR LE SITE LES PETITS BIDONS 

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Attention : le plastique « végétal » est composé entièrement ou en partie (associé à du plastique recyclé) de matière première végétale (amidon de maïs, bagasse de canne à sucre ou algues). Aujourd'hui, il ne représente que 3% des emballages ménagers plastiques en France et n’est pas recyclable. Il est également très gourmand en énergie à cultiver et produire, ce n’est donc pas encore la panacée.

Le rythme des lessives 

Là encore, nous avons une marge de manœuvre. Un foyer français réalise en moyenne 4 à 5 machines par semaine. Nous avons été habitués à considérer qu’un vêtement est sale après l’avoir porté. Hors, nous l’avons vu avec le jean, la chemise ou encore le pull, seuls les vêtements de sport et les sous-vêtements requièrent cette fréquence.


L’impact sur la nature et les vêtements
 

On ne présente plus les microfibres plastiques, particules détachées des matières synthétiques, mais également du coton lors de chaque machine. Par ailleurs, les lavages intensifs, la lessive dosée en trop grande quantité ou une température trop élevée contribuent à la lente dégradation du linge et diminuent sa durée de vie en bon état. La rengaine est la même : investir dans la qualité / porter tous ses vêtements / bien les entretenir sont la recette d’un dressing durable à l’impact amorti.

Heureusement, nous sommes dans une ère où la voix du consommateur porte et où les choix citoyens semblent plus raisonnés que ceux des entreprises, qui se plient secondairement à ce qu’exige leur marché : une lessive propre.

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Les sirènes du marketing aggravent l’impact des lessives


Faire consommer plus pour produire plus… Un adage bien peu en phase avec nos aspirations actuelles et les limites de nos éco-systèmes dont les crises successives semblent nous rappeler à l’ordre. Nous avons tant été biberonnés à la publicité (de « Culture Pub » aux « Enfants De La Télé »…) que nous en avons perdu tout discernement.
Pourtant, les tours de passe-passe pour nous faire acheter toujours plus se multiplient sous nos yeux :

Créer un besoin : une lessive hypoallergénique / pour linge clair ou foncé / pour la laine / pour la lingerie… Un détachant pour chacun des fauteurs de tâche au cours de la journée, du fond de teint au goûter pour enfant en passant par le cambouis de vélo. N’est-il pas temps pour nous de revenir au bon sens : une lessive écologique respectueuse de la peau de bébé comme la nôtre et à fortiori, du linge ? In fine, il semble qu’une lessive fabriquée proprement avec des ingrédients de qualité soit suffisante pour laver tout type de linge.
Si la lessive conventionnelle n’est pas efficace, n’est-ce pas lié au fait que les tensioactifs synthétiques qui la constituent sont moins performants et/ou, que créer un besoin permet de vendre 3 produits plutôt qu’un ?
Investir dans une lessive de qualité plutôt que 3 dérivés médiocres : faites vos maths !

Démultiplier les galéniques : poudre, liquide, pods, tablettes… Autant de déclinaisons d’un même matière première qui donnent une fausse impression d’innovation pour une efficacité similaire. Faisons un focus sur les pods, ces berlingots colorés prêt-l’emploi. Bi-dose, triple dose, contrairement au lavage, le marketing redouble ici d’efficacité ! Comme le disent justement Les Petits Bidons, après la fast-food, c’est l'heure du fast-ménage. Les conséquences sur l’environnement sont sans doute également comparables : la dissolution de ces emballages individuels n’est que macroscopique. À l’échelle micro, elles libèrent des micro-particules plastiques, étant constituées de PVOH (polyvinyle alcool) le même agent utilisé dans la peinture, la colle ou les agents de démoulage. Ce PVOH, non traité de façon ciblée par les stations d’épuration est donc libéré en l’état dans les cours d'eau. Par ailleurs, la production individuelle est plus gourmande en énergie et plus concentrée en lessives. Les pods sont donc vendus plus chers en coût unitaire par lessive [5,6].

Raconter des histoires : « Plus blanc que blanc », cela vous rappelle quelque chose ? Un slogan déjà repris par Coluche tant il semblait mensonger. Le secret des marques est débusqué : le linge ne change pas de couleur, c’est notre représentation rétinienne de la luminosité qui le fait. Les azurants optiques sont des composants chimiques qui absorbent les UV et ré-émettent de la lumière bleuté. Le linge paraît alors plus blanc et lumineux.

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Les dangers pour la santé sous-estimés

- Indirects : on s’inquiète des pesticides et des OGM dans la food, des perturbateurs endocriniens contenus dans la cosmétique ou les parfums, mais étrangement moins des toxiques potentiels contenus dans les vêtements que l’on porte ou les draps dans lesquels on dort. Nous n’avons pas trouvé d’études de tests avant mise sur le marché ce qui est assez perturbant quand on sait que près de 90% des lessives conventionnelles sont d’origine pétrochimique. 
À l’heure actuelle, seules les lessives écologiques présentant les labels Nature et Progrès ou Ecocert assurent une réduction significative des substances dangereuses voire leur interdiction, notamment : les phosphates, le chlore, les azurants optiques ou le silicone.
Elles sont également sans aucun ingrédients issus de la pétrochimie, ni d’OGM, ni de traitement ionisant. Notre favori du jour, Les Petits Bidons, est certifié Ecocert. 99% de leurs composants sont d’origine naturelle et biodégradables.

- Directs : ce nombre suffit, 5000 accidents par ingestion de lessive ont lieu chaque année en France, notamment via les pods chez les enfants qui les confondent avec des bonbons. 14 par jour (!) c’est 10 fois plus qu’en 2009.

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Pourquoi sommes-nous réfractaires au changement ?


Une offre distillée

Quand l’offre est massive et bruyante, nous avons l’impression d’une nouveauté constante. Un changement de couleur fluo, une nouvelle forme de galet et hop ! Une nouvelle marque à tester. Nombreuses sont les marques conventionnelles ayant adopté récemment une boite de couleur verte pour être confondues avec un concurrent écologique. Ne nous y trompons pas. 

Par ailleurs, les lessives écologiques sont bien moins présentes en grandes surfaces, et cela va sans dire, dans les publicités, car les marques concentrent leur budget à produire une offre de qualité.

Un prix supérieur

Le prix d’une lessive écologique est d’environ 20% supérieur à la moyenne des lessives conventionnelles, et aligné avec les marques de lessives premium (celle qui porte le nom de la Petite Sirène pour vous donner un ordre d’idée).
Les ingrédients naturels cultivés à proximité, la fabrication française, le bio, les certifications : tout ce petit monde à un coût qui - bien que raisonnable - sera toujours plus élevé que des produits moins respectueux / de moindre qualité. 


Un doute infondé sur l’efficacité

Aucune étude n’a démontré la supériorité d’une lessive conventionnelle sur une lessive écologique pour les tâches de la vie courante, à ce jour.

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Une solution ?


Plusieurs ! Chacun à son rythme, apprenons à considérer quelque chose de nouveau. Pas moins efficace, pas plus compliqué : simplement différent de nos habitudes. 

- Choisir une lessive biodégradable
- Privilégier les lessives portant au minium l’éco-label européen qui sont bien plus respectueuses de l’environnement et de la personne
- Dire non au superflu … 87538 détachants et boules doseuses. On vous renvoie au 2ème paragraphe 
- Favoriser des marques engagées sur les packagings : Les Petits Bidons proposent une bouteille en plastique recyclé et recyclable jusqu’aux étiquettes et aux bouchons, conditionnées dans un carton également recyclé
- Favoriser les lessives liquides concentrées et sans emballage individuel : moins lourdes à transporter, tout aussi efficaces. Les poudres (libres ou tablettes) sont recommandées à hautes températures et sont généralement utilisées en trop grande quantité. On passe notre tour ! 

Une réflexion sur de nouveaux modes de distribution / changer de canal d’achat


Le vrac

L’offre en vrac est une superbe alternative, mais également encore peu développée. On attend avec impatience sa démocratisation.

Le fait-maison !

Il est également possible de réaliser sa lessive soi-même, c’est déjà le cas pour 23% des français ! Il faut les bons ingrédients, un peu de temps et d’huile de coude, ainsi qu’une recette adéquate qu’on vous propose ci-dessous. Certains.es y sont cependant réfractaires pour divers arguments recevables : le manque de temps, l’odeur neutre / l’absence d’odeur, la difficulté de reproduire la même recette à chaque fois…
Pour ceux et celles-là qui la fabriquent déjà mais ont besoin d’un complément de temps en temps, on a une suggestion par là !
Et pour vous qui souhaitez vous y mettre, la recette est livrée ci-dessous.

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L’abonnement

Eh oui ! Il est désormais possible de se faire livrer une lessive écologique en juste quantité, à domicile, ponctuellement ou sur abonnement. Lorsqu’elle est produite et distribuée en circuits courts (en France), l’empreinte est plus faible que toute lessive conventionnelle. Pas de prise de tête ou de sur-stocks, un bon point pour la planète et la charge mentale. Les Petits Bidons proposent une formule d’abonnement, bientôt disponible dans des contenants en verre consignés et recyclables à l’infini, gérés par la plateforme logistique de Loop qui propose déjà du vrac à domicile pour les aliments.

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LE SITE LES PETITS BIDONS

 

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(RE-)LIRE NOTRE INFOGRAPHIE SUR L’IMPACT DES LESSIVES

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RÉFÉRENCES

[1] http://www.journaldelenvironnement.net/article/controverse-sur-la-pollution-des-lessives,10521
[2] https://www.consoglobe.com/verre-plastique-recycle-ecologique-cg
[3] https://www.franceinter.fr/environnement/le-nouveau-plastique-vegetal-est-il-bon-pour-la-nature
[4] https://youtu.be/qOKsUKRui9c?t=780
[5] https://www.60millions-mag.com/2018/02/14/test-de-lessives-liquides-et-lessives-en-capsules-12525
[6] https://www.consoglobe.com/lessive-et-ecologie-des-produits-plus-verts-cg/4
[7] https://www.encyclo-ecolo.com/Lessive_et_environnement
[8] https://sciencing.com/chemical-pollution-caused-day-detergents-6664097.html

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