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Écologie : Entre Exemplarité & Réalité, Une Randonnée Sur Ma Conscience Dévêtue

Écologie : Entre Exemplarité & Réalité, Une Randonnée Sur Ma Conscience Dévêtue
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Randonnée Sur Ma Conscience Dévêtue

Écologie : entre exemplarité & réalité. Pensées d’un Parisien normal aimant le café mais pas le matin.

Billet d'humeur, par Lucien. 

Humankind is both the principle current driver and one of the main prospective victims of global warming.  

Pulse Report 2019

Ce matin, mes pensées chevauchent ma fatigue. Une épopée que nous connaissons tous bien, celle qui nous emmène sur des contrées inexplorées au-delà de notre conscience : hors de tout contrôle. Je regarde le temps gris au dehors, le froid brûlant les pare-brises; le soleil glaçant l’air. Le journal redondant de la télévision citant d’une voix monocorde les diverses intempéries touchant le monde, présentées entre indifférence et banalité. Moralement déjà épuisé, je m’en vais me faire un café. Le vrombissement monocorde de la machine sort mon esprit de ses divagations. Sa mécanique m'agresse. Je prends pour la première fois le temps d'observer le flot de ce que ma quotidienneté a appris à considérer normal : mi-plastique mi-électrique, un bolide extrait d'une capsule d'alu designée/colorée/marketée un substrat inconnu récolté par un individu dont le salaire horaire avoisine probablement le prix de l'objet. Cette machine me dégoûte.

Ou bien est-ce moi qui me donne la nausée ?

Je fais partie de ceux qui signent des pétitions sur internet, participent à des marches actives pour que l’on prenne soin de la terre. Et me voilà, devant mon plastique assaisonné au café. Me voilà, devant ma poubelle débordant d’emballages, salle de bain à baignoire, clim' en été, chauffage vorace, l’application de vente au rabais en arrière-plan sur mon téléphone. Cette double conscience me fait vaciller sur mon propre chemin. C'est bien cette démarche ébrieuse qui est est émétisante. 

Je fais partie de ceux qui veulent une solution en faisant partie du problème.

Dire que les vieux s’en foutent de ma terre et d’être à la fois ce pesticide pour ma propre croissance. La nausée me vient lorsque je pense aux compromis sur mon confort à réaliser pour peut-être jeter un pavé dans la marre. C’est sûr, ce n’est pas moi qui vais impacter les industries avec ma consommation. Il faut que l’État se bouge, sacrés bougres de politiciens de pacotilles qui oublient le peuple et qui laissent se mourir la terre, dit-on en commandant trois packs d’eau en ligne. Donnez-moi une feuille que je signe mon mécontentement.
 

Si c’était moi le declic ? Et si justement c’était nous le changement ?  

Comme une crise d’épilepsie, lorsqu’un neurone s’excite trop et excite les voisin, le cerveau est en ébullition et le corps convulse. C'est une rupture avec l’état antérieur, c’est ce que nous voulons. 
Si demain, je change, sans rien demander d’autre à personne qu’a moi-même, sans la nécessité d'une validation externe, n’est ce pas la plus grande fierté pour mon avenir ? La plus grande faveur à offrir à ma descendance ?
 
 
Crédits @NOVETHIC
 

 Aujourd'hui je vais changer.

Le galop de mon errance s’achève en même temps que le bruit de ma machine à café, la tasse est pleine de la boisson chaude est une mousse s’est formée au-dessus. 
De l'amertume du breuvage ou de celle de mes pensées, la décharge est là. Je bois et me décide : aujourd'hui je vais changer.  
Comme un devin lisant dans les entrailles de bestiaux, je regarde mon reflet dans le liquide noir immobile dans la tasse. J’imagine ce qu'il adviendrait en changeant cette de cette mélancolie inutile en cinétique majestueuse. Accélération d'une meilleure version de moi-même vers un humain fantasmé, pas moralisateur mais bien dans ses baskets, confortable dans sa boite crânienne avec ses idées et sa personnalité.
 
Je repense au vieux cartable en cuir que m’a offert maman pour mes dix-huit ans, qui attend sagement d’être jeté pour être remplacé par un neuf, plus stylé, moins usé. Si je le retapais ? Je m’en vais enfourner mon visage dans mes placards, retrouver les vieux vêtements que j’avais inhumé, nous réconcilier ou les donner.
Je vais entretenir ce que je possède, pour ne plus démérité d’avoir hérité. Bénir l’abondance et la respecter dans la durée, pour ne plus la vomir par toutes les poubelles de mon domicile. 
Je vais le faire, non pas pour que les autres me félicitent, mais pour chasser cette nausée. Mon prochain à beau compatir, je suis le seul à subir chaque minute de ma gueule de bois, seul à choisir de pouvoir respecter la promesse sempiternelle qu’aujourd’hui j’arrête. 
Où plutôt, aujourd’hui je commence. Aujourd’hui je rends la mélancolie soluble dans l’action, et préviens les dommages collatéraux de mon futur bien-être. 
 
 

NOS CONSEILS POUR :

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ENTRETENIR SES VÊTEMENTS

 

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